11 décembre 2025

Ce dernier conseil de l’année et du mandat 2020-2026 a été riche en délibérations, notamment budgétaires, avec des sujets structurants

Sur les orientations budgétaires 2026 : nous avons à nouveau regretté le transfert massif du budget de fonctionnement de notre intercommunalité vers les caisses des villes, 60% ! Nous pourrions reprendre mot pour mot nos interventions en changeant les montants car l’intercommunalité reste exactement sur les mêmes schémas que les années précédentes et les a même accentués en multipliant les mécanismes de transfert.

Cette politique est totalement assumée par les Maires aux commandes mais illustre un véritable défaut de communauté d’intérêt : on vide les caisses (+60% des 184 millions € de fonctionnement) vers les communes. Il reste peu de moyens pour lutter améliorer l’habitat (260 000 € seulement), prévenir la génération des déchets (400 000€ sur un budget de 36 millions €), soutenir les actions en faveur de l’environnement, reprendre la main sur la gestion de l’eau… Ainsi, un budget de 500 000€ pour la précarité énergétique et l’habitat indigne pour plus de 300 000 habitants montre le peu d’ambition écologique et sociale.

Pour ces raisons, nous avons voté contre la plupart des délibérations budgétaires qui mettent en œuvre cette orientation politique, d’autant que certains dossiers structurants (déchetterie, liaisons douces, mise en accessibilité des quais des bus notamment) représentent des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros sans clarté sur leur programmation annuelle. Nous n’avons pas vraiment eu réponse à nos questions, notamment sur les raisons des reports de crédits dans ces grandes opérations budgétaires. Sans réponse, c’est non pour nous.

A plusieurs reprises dans ce conseil, nous avons rappelé notre attachement à un service public de qualité, directement gégé par la collectivité pour l’eau qui est un bien commun. La mutualisation effective et le pilotage au niveau intercommunal permettent des gains qualitatifs et financiers importants. D’ailleurs, on voit bien le poids financier du délégataire ici puisque, la part de SUEZ Eau France SIABS a connu une augmentation de 79,66%. Cette forte progression pèse sur les factures des habitants dans plusieurs communes du territoire. Dans le même temps, nous avons fait constater en séance qu’une des communes connaît des captages d’eau « pirates » bien identifiés à hauteur de 25% des volumes. Les maires semblaient considérer que ce n’était pas le problème de l’intercommunalité, nous espérons les avoir convaincus du contraire après avoir bataillé en séance. Nous n’avons donc voté aucune des délibérations sur ce sujet et nous demandons l’accélération de la mise en place d’un vrai schéma directeur de l’eau à l’échelle du territoire avec un renforcement du pilotage par la collectivité.

Autre sujet, nouveau celui-ci, la décision de confier du futur service public de chauffage urbain par énergie géothermale : évidemment nous sommes pour le développement des énergies propres et renouvelables et nous avons soutenu ce projet. Mais nous regrettons le choix retenu des Maires d’une mise en concession alors que les redevances en sont pas déterminées, l’indexation n’est pas encadrée et qu’une très large partie du financement reposera sur les abonnés pour un projet total de 220 millions d’euros. Nous refusons que ce projet nous enferme dans un contrat de 30 ans avec un opérateur privé, sans garantie claire sur les tarifs pour les habitants ni sur la maîtrise publique des investissements. On nous promet une transition énergétique, mais on organise surtout la privatisation d’un service public stratégique, financé en grande partie par l’argent des citoyens. C’est oui pour la géothermie, oui pour un service public de chauffage urbain mais non pour sa privatisation.

Nous avons voté pour plusieurs délibérations permettant d’améliorer les transports : réaménagement du pôle gare à Marly-le-Roi, de celui de Maisons-Laffitte, voies cyclables sur berge au Mesnil-le-Roi et à Carrières-sur-Seine vers la passerelle Eole. Nous avons également soutenu les vœux des Maires pour une bonne intégration de notre territoire dans les lignes 18 et 19 tout en relevant notre souhait qu’aboutisse le T11.

Favorable au développement des PME sur notre territoire, nous avons, à nouveau, soutenu le projet de la ZAC Trembleaux II à Sartrouville avec une procédure de déclaration d’utilité publique tout en indiquant notre souhait que tout soit mis en œuvre pour des cessions amiables.

En revanche, nous nous sommes élevés contre l’abandon total de la pépinière-hôtel d’entreprises de Sartrouville : elle a été maintenue fermée depuis l’incendie de 2020, alors que d’autres options étaient possibles. Nous interrogeons depuis sur sa rouverture et, à plusieurs reprises, et le fait que sa vocation économique soit préservée. Les Maires nous ont répondu évasivement mais en confirmant du bout des lèvres cette vocation maintenue. Leur vrai projet a été dévoilé lors de cette séance : fermeture, déclassement et vente à un promoteur immobilier pour un centre médical (ou autre chose ensuite). La pépinière de Sartrouville est un projet emblématique du PNRU, pensé comme levier économique et social pour accompagner la rénovation urbaine du quartier des Indes. Elle est mentionnée comme un élément majeur dans la transformation de ce quartier qui a donné lieu à financement de l’Etat : uniquement pour la pépinière l’Etat a ainsi versé + 1,5 millions d’euros pour sa mise en place. Non dénonçons cet abandon, ce mauvais usage des fonds publics mais également le besoin de soutenir les jeunes créateurs d’entreprises, notamment dans les quartiers politique de la ville.

Nous n’avons pas voté les extensions de travail dominical, mais nous avons voté plusieurs dispositifs nous semblant aller dans le bon sens : accord avec Activity’ pour renforcer les clauses d’insertion sociale dans les marchés de l’intercommunalité, renforcement de la qualité architecturale des projets par un accord avec le CAUE 78, adhésion à un groupement pour l’achat d’électricité (SIPPEREC). Nous avons également voté le contrat « eau, trame verte et bleue, climat de la Seine Centrale urbaine 2026-2030 » tout en questionnant les priorités et budgets retenus.

Nous avions posé plusieurs questions en amont :

  • Transport et flotte de bus après l’accident mortel survenu à Maisons-Laffitte : l’enquête judiciaire suit son cours sur ce drame, mais d’ores et déjà sur ce service de transport (zone 33 sur la boucle vers Montesson également) le délégataire a pris un engagement d’amélioration de la flotte avec 9 nouveaux véhicules dès mars, puis 33 bus GNV en septembre et l’intégralité de la flotte ainsi renouvelée pour septembre 2028
  • Bilan de la mise en œuvre du dispositif « référent déontologue » : 2 dossiers
  • Plan de prévention du bruit dans l’environnement : les cartographies stratégiques devraient bientôt être disponibles. Nous les attendons !

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