Conseil d’installation de la mandature avec un ordre du jour très copieux, nous aurions préféré qu’il soit scindé avec des sujets annoncés pour pouvoir contribuer plus en profondeur aux 57 délibérations proposées.
Nous avons constitué un groupe d’opposition motivé, solide et constructif pour les 350 000 habitants de l’intercommunalité avec Isabelle Amaglio-Térisse et Walyd Kalem (Sartrouville), Tariq Fillah (Chatou), Nadia Aouchiche et Philippe Noël (Bezons) et Philippe Cosson (Saint-Germain-en-Laye). Nous avons travaillé à un vrai projet, une vraie communauté, une vraie vision pour notre territoire : services publics notamment eau/énergie en régie, économie circulaire, mobilités décarbonées, plan climat air énergie territorial PCAET ambitieux, un nouveau programme intercommunal pour le logement et l’habitat, bref des projets à la hauteur des enjeux pour notre territoire !
Ensemble nous avons ainsi présenté un candidat à l’élection du président. Walyd Kalem a ainsi totalisé 8% des voix face à Pierre Fond (majorité, Président sortant, maire de Sartrouville et 1er VP du conseil départemental) avec un discours fort, engagé et clair :
- Transparence, sincérité démocratique
- Solidarité, protection des plus fragiles
- Anticipation des défis climatiques et environnementaux pour contribuer à cesser de les subir
- Défense de l’intérêt général etc.
Nous n’avons pas pris part au vote des délibérations d’organisation au sein de la majorité : vice-présidents etc.
Philippe Noël a pris la parole pour exprimer avec force notre refus d’une intercommunalité « caisse de redistribution » en soulignant le manque d’investissement pour les solidarités, les transports, etc. Un mécanisme de compensation fiscale dont le manque d’ambition, le manque d’intégration territoriale a été relevé par la Chambre régionale des comptes. Plus particulièrement, pour Bezons, il a déploré ce fonctionnement et renouvelé sa demande d’un travail permettant un rapprochement avec la métropole du Grand Paris. Pour Bezons, il est nécessaire de quitter cette agglomération qui constitue un choix politique qui ne préserve pas les intérêts des habitants, notamment les plus fragiles. Un choix de courage et de cohérence.
Nous sommes intervenus, et avons formulé des propositions, sur plusieurs sujets :
- Délégations au Président : si des marges de manœuvre sont nécessaires pour agir efficacement, elles ne peuvent justifier une concentration aussi large de compétences entre les mains du président et du bureau (opérations immobilières sans limite de montant, engagements en justice, baux sans limite de durée…) Autant de décisions majeures, aux conséquences financières et juridiques importantes, qui exigent transparence et contrôle démocratique. Aucune de nos propositions n’a été retenue.
- Règlement intérieur : nous regrettons un texte très verrouillé qui, lui aussi, concentre fortement les pouvoirs entre les mains du président, sans véritables contre‑poids. Les droits de l’opposition sont très limités : expression restreinte, délais d’amendements très courts, questions diverses encadrées, vœux soumis à accord préalable, et un seul débat politique général par an. La transparence reste insuffisante avec possibilité de huis clos décidé seul, séances privées non publiques. Nous avons également déposé des amendements, tous balayés avec la promesse d’une réunion de travail sous 6 mois. Promesse à laquelle nous veillerons même si elle nous paraît insuffisante face aux enjeux.
- Indemnités des élus : nous avons demandé la transparence des montants, ce qui a été fait en séance mais il est regrettable que rien ne l’ait précisé dans le dossier… transparence démocratique ?
- Commission Accessibilité : 3 élus seulement pour une commission minimaliste alors que les enjeux sont colossaux compte tenu des compétences de l’intercommunalité : transports, aménagement, sport, habitat et logement !
- Pluralisme dans les commissions et représentations : nous avons alerté sur l’absence de représentation de l’opposition dans les commissions, les groupes de travail, les représentations extérieures alors qu’il y a parfois 20 voire 40 sièges à pourvoir ! Ce sont les instances où se préparent les dossiers, les arbitrages techniques et les choix financiers qui structurent l’action intercommunale.
Cette exclusion prive l’opposition d’informations en amont et limite sa capacité à contribuer et à exercer son rôle de contrôle. Cela va à l’encontre de l’esprit de la loi et des exigences de transparence attendues par les habitants. L’opposition représente des habitants et des territoires : elle doit pouvoir participer pleinement à la préparation des décisions. Le minimum nous aura, hélas, été accordé et nous siègerons dans les commissions suivantes :
- Cycle de l’eau : Philippe Cosson
- Mobilités : Tariq Fillah
- Environnement : Tariq Fillah
- Finances et ressources : Walyd Kalem
- Aménagement : Nadia Aouchiche
- Habitat : Walyd Kalem
- Développement économique : Isabelle Amaglio-Térisse
Et avons une suppléance aux commissions sur les marchés publics (Philippe Cosson) et délégations de service public (Isabelle Amaglio-Térisse).
Vous pouvez donc compter sur nous pour être une opposition exigeante, constructive et force de proposition, qui posera des questions et se mobiliser pour obtenir des réponses.